Ma recherche : Enseigner à l'école

Sur les traces de Têtanlère : le mini site

Des outils complémentaires pour toute la classe
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Téléchargez des ressources numériques, complément idéal aux propositions pédagogiques du livret d’accompagnement !

En fichiers pdf : les posters en couleur et en noir et blanc, le plan et les vues vraies/fausses du potager, les étiquettes des personnages et des repères spatiaux représentant les différents lieux du récit…

Et en bonus : Le texte intégral de l’album

TELANLERE - Posters en couleur

  • Le village

  • La vue générale

  • Le potager

  • Le marécage

  • Les galeries

Télécharger les 5 posters en couleur (format A4) pour les projeter dans votre classe.

TETANLERE - Posters noir et blanc

  • Poster des galeries

  • Poster du village

  • Poster du potager

  • Poster du marécage

La reproduction des posters en noir et blanc (format A3), pour permettre aux enfants de tracer les itinéraires des personnages.

TETANLERE - Plan et vues du potager

  • Vers la serre (faux)

  • Vers la serre (vrai)

  • Vers le village (vrai)

  • Vers le village (faux)

  • Vers l'arbre mort (vrai)

  • Vers la maison (faux)

  • Vers l'arbre mort (faux)

  • Vers la maison (vrai)

  • Plan du potager

Le plan et les vues du potager pour distinguer les vrais indices spatiaux des faux et mettre en place le jeu du potager (pages 34 à 37 du livret d”accompagnement).

TETANLERE - Etiquettes

  • Etiquettes du marécage

  • Etiquettes du potager

  • Etiquettes des galeries

  • Etiquettes des personnages

Les personnages et les repères spatiaux de l’album sous forme d’étiquettes à découper.

 

TETANLERE - Et encore...

  • Les pièces

  • Onomatopées et indices

  • Poster des galeries évidé

  • Carte de Pik

Les étiquettes des onomatopées à associer aux indices laissés par Têtanlère, la carte de Pik, les galeries de Mirette évidées, ainsi que les différentes pièce de la taupinière.

Sur les traces de Têtanlère

Le texte intégral de l'album

Page 1. Lou Tarr – Éric Habourdin – Marion Devaux

Page 2. Vous venez d’ouvrir un album à s’orienter. Il vous raconte une histoire. Et cette histoire vous permettra de mieux vous orienter!
Page 3. Pensatou et Têtanlère habitent dans un petit village. Un tout petit village caché au cœur de l’immense Chêne Centenaire.
Page 5. Par un bel après-midi d’été, une réunion secrète se tient chez Têtanlère.
« Demain, c’est l’anniversaire de Pensatou !
– Préparons-lui une belle fête !
– Mais chut, c’est un secret ! Pensatou fait la sieste. »
Page 6. « Faisons-lui une surprise, propose Têtanlère.
– Bonne idée ! Des noisettes !
– Oh non, il faut les casser une à une, c’est trop long !
– Pourquoi pas un gros navet ?
– Beurk !
– J’ai une idée. Et si on lui offrait de savoureuses fraises des bois ? »
Page 7. Durant tout l’après-midi, les souris s’affairent en secret. Têtanlère, enivré par l’odeur de la mousse et du serpolet, se laisse emporter par sa rêverie. Au crépuscule, il n’a toujours rien cueilli.
Page 8. À la nuit tombée…
« Pas la moindre fraise ! Qu’est-ce que je vais bien pouvoir offrir à Pensatou demain ? »
Lorsque soudain...
« Oh ! Je viens d’avoir une idée lumineuse ! »
Page 9. Têtanlère, déterminé, s’éloigne, s’éloigne, s’éloigne, sous l’œil stupéfait de Néon le ver luisant, qui se demande bien quelle mouche l’a piqué.
Pages 10-11. SHHHHHH. « Hum, c’est doux ! » Splitch ! Splatch ! «  Oups, ça glisse ! » BING ! CRAC ! «  Ouille, je me suis cogné ! » SCRATCH ! «  Aïe, ça pique ! »
Page 12. Au petit matin, les yeux embués de sommeil, les souris réalisent peu à peu que leur ami est introuvable.
« Bonjour, avez-vous vu Têtanlère ce matin ?
– J’ai toqué à la porte de sa maison. Personne.
– Il a dû se lever à l’aube pour se dégourdir les pattes !
– Mais non ! Ce n’est pas un lève-tôt.
– Hou ! C’est inquiétant. »
Page 13. « Votre ami le souriceau bleu, moi je l’ai vu, dit Néon le ver luisant. Têtanlère est parti cette nuit à travers le Grand Champ. J’ai voulu éclairer le début du chemin pour qu’il ne trébuche pas mais il était si pressé... Il a disparu d’un coup dans le noir ! »
Les souris se lancent aussitôt sur les traces de Têtanlère.
Page 14. « Regardez, des traces, là ! Dans ces hautes herbes ! »
« Et ici, ce sont les empreintes de Têtanlère dans la boue ! »
Page 15. « Oh ! Un champignon renversé ! Voilà un nouvel indice. »
« Tiens, tiens ! Une touffe de poils bleus ! »
« Aucun doute, Têtanlère est passé par là. Mais pourquoi est-il venu se perdre dans le Grand Champ ? »
Page 16. Un peu plus loin, après avoir traversé le Grand Champ, Pensatou aperçoit un monticule. Mirette la taupe pointe son museau hors du trou.
« Tu n’as pas vu Têtanlère, le souriceau bleu ? Nous sommes à sa recherche.
– Oui, je l’ai rencontré tôt ce matin. Je l’ai guidé pour traverser mon labyrinthe de galeries jusqu’à la sortie du Rocher Tremblant. »
Page 17. « Peux-tu nous y conduire ?
– Oh non, j’ai une nouvelle galerie à creuser avant ce soir !
– Mais comment va-t-on faire pour trouver la sortie du Rocher Tremblant ?
– Je vous confie mon carnet taupe-secret. Chaque direction y est indiquée, vous n’avez qu’à vous y fier.
– Merci. Vite, vite les souris, courons rattraper Têtanlère, le temps presse. Au revoir, Mirette ! »
Pages 18-19. Les souris découvrent alors un monde inconnu, sombre et silencieux.
« Têtanlèèèèère, Têtanlèèèèère, où es-tu ? »
Page 20. « Nous voilà au bas de l’escalier.
Il y a plusieurs chemins. Que dit le carnet taupe-secret ? »
« Tiens, voici la bibliothèque de Mirette. Poursuivons notre route. C’est tout droit. »
Page 21. « Nous voici à un croisement. Prenons à droite ! Dépêchons-nous. »
« Ici, la salle à manger, ne nous attardons pas. Continuons. »
« Mais pourquoi Têtanlère est-il passé par là ? Pourquoi est-il allé jusqu’au Rocher Tremblant ? »
Page 22. À la sortie du Rocher Tremblant, personne... Les souris, préoccupées, continuent leur chemin. Elles rencontrent Ariane, qui tisse sa toile aux mille perles de rosée.
« Dame Ariane, tu n’as pas vu Têtanlère le souriceau bleu ?
– Il est passé par ici ce matin. Je lui ai indiqué le chemin du Vieux Moulin.
– Nous n’arriverons jamais à le rattraper !
– Ne vous découragez pas. Pour gagner du temps, vous pouvez traverser le potager. »
Page 23. « Passez le portillon, n’empruntez pas l’allée centrale, Mistigri y fait souvent sa sieste. Prenez à droite pour contourner la cabane. Longez les choux jusqu’au tuyau d’arrosage. Attention ! Une couleuvre vit dans les pots de fleurs ! Rampez le long du tuyau d’arrosage pour qu’elle ne vous voie pas. Au septième chou, franchissez le tuyau et continuez tout droit entre les rangées de tomates. Puis, tournez à gauche devant la serre. Traversez silencieusement l’allée, Mistigri a le sommeil léger. Montez sur la plus grosse citrouille. De là, vous apercevrez le raisin de la treille. Au pied de cette treille, il y a un trou dans la murette. Sortez. Au loin, vous verrez le Vieux Moulin. »
Pages 24-25. Les souris découvrent alors un monde inconnu, coloré et parfumé.
« Têtanlèèèèère, Têtanlèèèèère, où es-tu ? »
Page 26. « Chut ! Ne réveillons pas le gros matou. Il serait trop content qu’on lui serve de petit-déjeuner ! »
« Prudence, nous nous approchons des pots de fleurs !
– Malheur ! C’est la couleuvre…
– Mais non, c’est le tuyau d’arrosage ! »
Page 27. « Voilà les rangées de tomates. C’est tout droit maintenant. »
« Aidez-moi à monter. Ho, hisse !
– Je vois le trou dans la murette. Dépêchons-nous !
– Ouf ! Sauvés ! »
« Courons retrouver Têtanlère ! Mais pourquoi est-il allé au Vieux Moulin ? »
Page 28. Près de la roue du Vieux Moulin qui scintille au soleil, les souris aperçoivent Rainette la grenouille.
« Tu n’as pas vu Têtanlère le souriceau bleu ? Nous l’avons perdu et nous sommes très soucieux.
– Je l’ai vu à midi. Il se rendait par la route au Pigeonnier Abandonné.
– Indique-nous le chemin le plus court, s’il te plaît. »
Page 29. « Il faut traverser le marécage. Moi, j’y vais à la nage, dit Rainette, pensive. Mais vous...
– Tu as raison ! Connais-tu un autre chemin ? »
Alors, Rainette dispose ici un caillou, là une brindille…
Page 30. « Regardez ! Il vous faut chercher un passage à gué pour ne pas vous mouiller les pattes. »
« Vous devrez franchir une barque coulée, des joncs, des nénuphars, puis une souche, et enfin un saule pleureur. »
Page 31. Toujours prévoyant, Pensatou a une idée pour ne pas s’égarer.
Pages 32-33. Les souris découvrent alors un monde inconnu, sauvage et mystérieux.
« Têtanlèèèèère, Têtanlèèèèère, où es-tu ? »
Page 34. « Ouf ! Nous voici sur la barque coulée. Voyons ce qu’indique mon plan. »
« Accrochons-nous aux joncs.
– Tiens-moi bien !
– Continuons dans cette direction ! Allez, les souris, courage ! »
Page 35. « Et hop !
– Ne mouille pas ton plan, Pensatou, si tu veux te repérer. »
« Youpiiiiii !
– Nous avons franchi le marécage !
– Regardez. Là-bas ! Le pigeonnier ! »
« Courons retrouver notre ami ! Mais pourquoi est-il allé au Pigeonnier Abandonné ? »
Page 36. À bout de souffle, les souris croisent Pik la pie coquette, un objet étincelant dans le bec.
« Tu n’as pas vu Têtanlère le souriceau bleu ? Nous sommes sur ses traces depuis ce matin et nous sommes de plus en plus inquiets.
– Bien sûr, je l’ai vu. Il cherchait le Chêne Centenaire. Montez sur mon dos, je vais vous y conduire.
– Le Chêne Centenaire ? Mais alors, Têtanlère est revenu au village ? »
Page 37. « Le voici, c’est lui ! Merci Pik. »
Les souris se précipitent pour embrasser Têtanlère.
« Enfin, te voilà ! Tu nous as fait peur. Pourquoi es-tu parti ?
– Un peu de patience. Si Pik est d’accord, je vous propose un voyage extraordinaire. Et je vais tout vous raconter... »
Page 38. « À nous l’aventure ! »
Notre héros ferme alors les yeux, prend sa respiration et commence son récit.
Page 39. Pour lire le récit de Têtanlère, fermez l’album, retournez-le... et recommencez la lecture depuis le début.

Page 1 [envers]. Voilà comment tout est arrivé. La nuit dernière, j’étais couché, seul dans le noir. Tout le monde dormait. Tout était silencieux...
Page 2 [envers]. J’étais déçu de ne pas avoir trouvé la moindre fraise des bois pour ton anniversaire, Pensatou. Soudain, j’ai vu tomber une étoile filante. Alors, je suis parti à sa recherche pour t’en faire cadeau. Personne ne m’a vu. J’avais un peu peur. Je me suis cogné maintes fois mais je me sentais plein de courage.
Page 3 [envers]. Au petit matin, j’ai vu jaillir un rayon de lumière du fin fond de la terre. Je me suis dit que ce ne pouvait être que mon étoile et j’ai pensé à toi. Je me suis précipité à toutes pattes dans les profondeurs de ce trou.
Page 4 [envers]. J’ai réalisé ma méprise.
« Chapristi, ce n’est que la lampe d’une taupe ! »
J’étais là, déçu, la lumière plein les yeux.
« Il est bien tôt pour une visite, a murmuré Mirette, en levant le museau de son livre. Que fais-tu là, souriceau ?
– Je cherche une étoile qui brille. Mon étoile. Tu ne l’aurais pas vue tomber ?
– Je ne sais pas si c’est ton étoile mais suis-moi, je sais où tu pourras trouver quelque chose qui brille. »
Page 5 [envers]. Sans guide, je ne serais jamais sorti de ce labyrinthe de galeries. Du haut du Rocher Tremblant, j’ai vu la lumière au loin.
« Mon étoile est là, ai-je pensé, je le sens au plus profond de moi. Il ne me reste plus qu’à ramener cette poussière de ciel à mon ami. »
J’ai couru à toutes pattes vers elle.
Page 6 [envers]. Après une course folle, j’ai cru toucher au but. Quelle déception ! Encore une nouvelle méprise ! « Chapristi, de la rosée sur une toile d’araignée ! » Des gouttes glissaient entre mes doigts. De l’eau, ce n’était que de l’eau !
« Eh ! Que fais-tu là, à jouer du violoncelle sur ma toile ? a crié Dame Ariane indignée.
– Je… je… cherche une étoile qui brille. Mon étoile.– Arrête de trembler ! Suis mon fil jusqu’au sentier, puis la route jusqu’au Vieux Moulin. Je ne sais pas si c’est ton étoile, mais là tu verras quelque chose qui brille. Allez, file ! »
Page 7 [envers]. J’ai repris mon courage à deux mains. Tel un funambule, j’ai suivi le fil jusqu’à la route en regardant droit devant moi. « Merci Dame Ariane, ton fil était précieux. » Puis, j’ai marché longtemps, longtemps, à la recherche de mon étoile. Le chemin m’a paru interminable. À midi, j’ai vu la lumière au loin. « Mon étoile est là ! » J’ai couru à toutes pattes à sa rencontre.
Page 8 [envers]. « Chapristi, ce ne sont que des gouttelettes d’eau qui glissent sur la roue du moulin !
– Mais que fais-tu là, souriceau, a coassé Rainette, intriguée.
– Je cherche une étoile qui brille. Tu ne l’aurais pas vue tomber ?
– Je ne sais pas si c’est ton étoile, mais si tu suis la route par-delà le pont, tu apercevras une petite chose qui brille. »
Page 9 [envers]. J’ai marché tout l’après-midi. Mon cœur battait. Je m’approchais de ton merveilleux cadeau, Pensatou. Mon étoile était là, toute proche. Il ne fallait pas abandonner. Lorsque j’ai vu la lumière, j’ai couru à toutes pattes vers elle.
Page 10 [envers]. « Ça brille mais... Chapristi, ça n’est toujours pas mon étoile !
– Mais non évidemment, voleur, c’est mon trésor, a piaillé Pik la pie.
– Pardon, je cherche une étoile qui brille. Un cadeau pour un ami. Tu ne l’aurais pas vue tomber ?
– Près du Chêne Centenaire, cette nuit, il y avait bien quelque chose qui brillait de mille feux ! Là, regarde sur ma carte, c’est peut-être ça ? »
Page 11 [envers]. J’ai regardé sa carte. C’était compliqué, tous ces chemins ! J’étais perdu. Et là, vous n’allez pas me croire, Pik m’a proposé quelque chose de fabuleux .
Page 12 [envers]. De là-haut, j’ai aperçu le moulin, le pigeonnier, tous les chemins à perte de vue. J’ai tout compris de là-haut !
Page 13 [envers]. « Dépose-moi près du pigeonnier. Mon chemin vers l’étoile est tout tracé. »
Page 14 [envers]. Surprise ! À la nuit tombée, j’étais revenu à mon point de départ. Quelle déception ! C’était Néon qui brillait dans la nuit !
« Mais c’est toi, Têtanlère, l’intrépide souriceau ! Te voici de retour ?
– J’étais parti chercher mon cadeau pour Pensatou. Mon étoile. Me voilà revenu chez moi. Les mains vides...
– Pas tout à fait les mains vides ! »
Page 15 [envers]. Soudain, je vous ai vu arriver sur le dos de Pik. Alors, j’ai compris que vous étiez partis à ma recherche. Pik était là, j’avais sa carte dans les mains. Mon cadeau était tout trouvé, Pensatou... Partir ensemble, au bout du monde, au gré des vents.
Page 16 [envers]. « J’ai cherché mon étoile du soir au matin. J’étais seul et parfois apeuré. Je me suis cogné, j’ai erré, j’ai réfléchi et puis j’ai compris. Même si tu te sens perdu, il y a toujours un ami, une lueur, un fil sur ton chemin. »