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A l'école et dans les clubs sportifs
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La performance sportive de haut niveau, comme l'apprentissage en classe d'EPS, nécessite des efforts physiques et mentaux. Encore faut-il savoir fournir des efforts, les doser et les entretenir... Pour la première fois la notion d'effort est abordée dans cet ouvrage sous les angles croisés de la psychologie, de la physiologie et des sciences cognitives.
Introduction
Mobilisons nos connaissances
La RPE scale : une évaluation subjective de l’effort - Présentation du questionnaire d’approche et d’évitement de l’accomplissement sportif (QAEAS) - Le bulletin trimestriel et l’évaluation des élèves
Introduction
« Faire des efforts… » est l’une des expressions les plus couramment déclinées sur les bulletins scolaires. C’est aussi un leitmotiv dans le monde du sport, tant dans la bouche des entraîneurs que dans celle des commentateurs. L’expression est à ce point ancrée dans le sens commun qu’on n’éprouve guère le besoin de s’y attarder. Elle résiste pourtant aux tentatives de définition et renvoie à des significations contrastées : concentration, application, investissement, attention*, persévérance, opiniâtreté, mais également acharnement, travail, labeur.
Un premier pas dans l’analyse consiste à distinguer effort physique et effort mental.
Pour tout un chacun, l’effort physique est une affaire de muscles, de fréquence cardiaque, de sueur et de fatigue. Les scientifiques ont proposé de multiples catégories pour classifier les efforts physiques, distinguant les efforts de vitesse,de résistance ou d’endurance, en fonction des processus énergétiques mis en jeu.
Néanmoins, cette notion a été peu développée sur le plan scientifique. Et si l’on parle quelquefois de physiologie de l’effort*, le concept d’effort en lui-même est absent des lexiques consacrés à ce domaine. L’équivalent anglais exertion n’est guère utilisé que dans l’expression perceived exertion, évoquant une sensation de pénibilité ou de fatigue. On préfère en général parler d’exercice, désignant ainsi ce qu’il y a à faire plutôt que ce qui est mis en oeuvre.
L’effort, même lorsqu’il caractérise un travail musculaire, n’est pas un concept physiologique. Il repose certes sur des processus métaboliques*, mais ses dimensions dépassent la simple physiologie. Il suffit d’évoquer les facteurs pouvant mener un coureur de marathon à l’abandon : au-delà de l’épuisement des processus physico-chimiques permettant le travail musculaire, l’arrêt de l’effort est souvent déterminé par le découragement, un manque de confiance dans ses capacités.
L’aspect mental de l’effort est étudié de manière beaucoup plus explicite par les psychologues. Une image qui vient rapidement à l’esprit,quand on évoque l’effort mental, est celle du joueur d’échec [...]
Maître de conférence STAPS. CRAPS (Centre de Recherche en APS) de l'université de Caen.
Professeur agrégé d'EPS, UFR-STAPS Montpellier.

