Imprimer Revue EP&S n°12 - Janvier 1952

POUR LES AMATEURS DE STATISTIQUES

  • RAYMOND BOISSET
  • Code : 70012-28

BIEN que, à plusieurs reprises, de hautes personnalités du C.I.O. (Comité International Olympique) aient cru devoir intervenir pour contester et la valeu et la légitimité des classements par nations établis après les Jeux Olympiques, on voit régulièrement, à chaque Olympiade, fleurir des palmarès qui, suivant le barème adopté, donnent la palme à telle ou telle nation.
Nous croyons, nous aussi, que la victoire olympique, au même titre que toute autre victoire sportive, est l'apanage de l'athlète qui l'a emporté sur ses concurrents.
Nous voyons dans ces rencontres la lutte entre des hommes, et nous nous refusons à y voir, comme d'aucuns semblaient le faire avec une joie sadique, un reflet des luttes politiques ou idéologiques.
Comme les dizaines de milliers de spectateurs qui, chaque jour, à Londres ou à Helsinki, applaudissaient l'auteur du meilleur exploit dans chaque spécialité, quelle que fussent SON ORIGINE, sa nationalité, sa taille, la couleur de sa peau, et SE levaient avec la même déférence recueillie ? et parfois, il faut le dire, une certaine curiosité ? pour entendre l'hymne national de son pays, nous avons adressé NOTRE admiration et notre reconnaissance à l'homme et non au régime politique et social dans lequel IL s'est trouvé vivre.
Toutefois, il est intéressant de voir, ne serait-ce que pour juger de l'ampleur sans cesse croissante des J.O. de l'ère moderne, de quelles contrées sont issus les vainqueurs des 24 épreuves d'athlétisme.
Remarquons tout d'abord que cette notion de hiérarchie de nations fut absolument étrangère aux Jeux de l'antiquité, ceux du moins de la grande époque. Ils étaient réservés aux Hellènes DE condition libre et, si étendu qu'ait pu être à certaines époques le monde hellénique, en fait il ne dépassa jamais les pourtours du monde méditerranéen, et même on pourrait le circonscrire dans le bassin oriental de la Méditerranée. Une étude de l'origine des vainqueurs d'Olympie que nous connaissons montrerait que ces Jeux étaient une manifestation nationale ? et religieuse, ne l'oublions pas ! ? autant que sportive, et c'est une des originalités essentielles du baron P. de Coubertin que d'avoir tenu à élargir le recrutement des J. O. de l'ère moderne. En en faisant une manifestation internationale, il a vraiment donné à « la jeunesse du inonde » l'occasion de se rencontrer, se connaître, de s'estimer et s'aimer.
L'essentiel, a-t-il maintes fois proclamé, n'est pas de remporter la victoire, mais de prendre part à l'épreuve. La formule éclate tous les quatre ans sur le stade olympique en lettres de feu, marquant la volonté des mainteneurs de l'idée olympique de chercher, plus que l'exhibition de phénomènes atteignant ou reculant les limites des possibilités humaines, la rencontre des jeunes du inonde entier. L'évolution, d'olympiade en olympiade, est nette. Si la vieille Europe, berceau des Jeux, garda longtemps une certaine prééminence, on voit apparaître de plus en plus nombreux, de plus en plus brillants, les représentants des autres continents.
Comparez les deux douzaines de pays représentés aux derniers championnats d'Europe d'athlétisme à Bruxelles en 1950 aux 69 nations représentées à Helsinki aux XVes Jeux Olympiques !
Amusez-vous à répartir géographiquement ces 69 nations figurant au programme des épreuves olympiques ? y compris la Chine dont les basketteurs furent les spectateurs attentifs sinon impassibles du tournoi de basket ? vous verrez que les cinq continents sont là, et la seule liste des nations d'Afrique, d'Asie, d'Amérique du Sud, d'Océanie, bordant l'Océan Indien et le Pacifique, justifie le choix de Melbourne pour les prochains Jeux.
ON peut comparer les résultats de chaque épreuve à Lon-dres en 1948 et à Helsinki en 1952 ? il est difficile de remonter à Berlin 1936, étant donné l'évolution du problème des nationalités, d'une part, les inévitables conséquences d'une guerre mondiale, d'autre part. Si l'on veut établir un classement, on est immédiatement arrêté par le choix du barème.
Nul ne contestera le caractère arbitraire de tous les modes de classement propres à chaque journaliste, et dont la condamnation est assurée par le fait même qu'ils ne sont pas portés à la connaissance des participants avant le début des épreuves.
Essayons tout de même. Présentons nous aussi notre classement. Il sera établi d'après les trois premières places de chaque épreuve, d'après ceux qui ont l'honneur et la joie de monter sur la petite estrade lors de la cérémonie olympique protocolaire. Il paraîtra réduit à certains : il n'a de justification que dans cette minute où, de tous les engagés et participants, il n'en reste que trois, groupés face à leurs drapeaux, tandis que retentit l'hymne national du vainqueur.
Nous ne croyons pas nécessaire de rappeler le palmarès
Admettons de donner 3 points au premier, 2 au second, 1 au troisième. Nous avons alors le tableau suivant pour les Jeux Olympiques de 1918 à Londres.


QUELLES remarques suggère la confrontation de ces tableaux ?
Force est bien de constater que la supériorité des U.S.A. apparaît de plus en plus nette, et quel que soit le mode de classement adopté, ils restent en tête de l'athlétisme olympique. Mais une question se pose : continueront-ils à accentuer leur suprématie ? Leur supériorité dans leurs spécialités traditionnelles, vitesse, haies, sauts, leurs nouveaux succès en fond et javelot, pourraient le faire croire. Pourtant, je crains fort qu'à Helsinki, ils n'aient atteint leur apogée, car, derrière eux, les autres nations progressent également.
Se sont maintenus, ou à peu près, au niveau de Londres, trois pays : L'ITALIE. qui, 6e avec 6 points, garde 5 points mais passe 7e, à cause du disque où Consolini recule de la première à la seconde place ; la disparition de son brillant second Tosi est compensée par la victoire de Dordoni aux 50 km marche. L'ARGENTINE, 12e à Londres avec 3 points dus au marathonien Cabrera, se retrouve 12e avec 2 points seulement, mais toujours grâce au marathon. De même, la SUISSE, 12e avec 3 points, reste 12e avec 2 points et toujours grâce à la marche. Cette permanence dans les mêmes spécialités de ces deux pays vaut d'être notée.
Elles restent à la même place, mais perdent un point : c'est qu'il y a eu de profondes modifications. Des 19 nations classées à Londres, 11 seulement subsistent à Helsinki, mais avec des progrès ou des reculs marqués.
Parmi les progrès, il faut relever ceux de la JAMAÏQUE qui, 3e à Londres avec 7 points, se classe 2° en 1952 avec 12 points. Il y a quatre ans, beaucoup de spectateurs savaient que le merveilleux succès de la petite île ne serait qu'un heureux hasard et voilà qu'Helsinki confirme Londres et marque même un progrès. Qu'apportera Melbourne ? La génération de Londres, les Wint, Mac Kinley, Mac Kenzie, Laing, Rhoden, sera-t-elle capable de braver le poids des ans, ou ces brillants champions auront-ils suscité chez leurs cadets des vocations telles que la relève sera assurée ? C'est un des secrets de la 16e Olympiade.
La TCHECOSLOVAQUIE, 7e à Londres avec 5 points, apport du seul Zatopeck, se trouve cette année 3e avec 11 points. Zatopeck, à lui seul, a obtenu 3 victoires : remporter dans la même semaine le 5.000, le 10.000 et le Marathon olympique, en ballant de plus les records olympiques de ces trois épreuves, voilà un record difficile non pas à battre mais même à égaler ! Le marcheur Dolezal, sur 50 km. marque par sa place de second dans un temps également inférieur à l'ancien record olympique et mondial de Whitlock que la Tchécoslovaquie s'apprête à devenir une des premières nations européennes pour les longues distances. Mais, derrière ce phénomène même qu'est Zatopeck. l'on attend encore l'apparition de grands champions.
Enormes progrès également de la HONGRIE qui, 10e avec 4 points, se classe 5e avec 7 points. La Hongrie a pris ? provisoirement ? ? la place de l'Allemagne dans l'ingrat lancement du marteau. Nenielh a fait école et, 3e, il a la joie, peut-être un peu amère. de voir son disciple Czermak remporter le titre en améliorant le record olympique et en le dépouillant de son record du monde. Les progrès d'ensemble des Magyars sont confirmés par leurs troisièmes places aux 50 km marche, à la longueur et au relais 4 X 100 m.
Aux dépens de qui se produisent ces « remontées » ?
A mes yeux, c'est la SUEDE qui connaît le recul le plus sensible. Forte de 5 victoires, 3 places de second, 4 places de troisième à Londres, la Suède se classait seconde avec 25 points, loin certes derrière les 52 points des Etats-Unis, mais nettement en tête des nations européennes, devant la France, 7 points. Une seule victoire olympique au 50 km marche d'Helsinki ; 2 places de troisième à la perche et au marathon, voilà les Suédois relégués à la 7e place avec 6 points. La vogue des méthodes suédoises d'entraînement risque d'en pâtir sérieusement. C'est que, au lendemain de la deuxième guerre mondiale, la neutralité suédoise s'était fait sentir, bien plus que tout secret d'entraînement ou toute influence bénéfique des sites, mousses, altitudes et solitudes nordiques. Surtout ce qui paraît le coup le plus terrible, c'est que la Suède disparaît des moyennes et longues distances, ainsi que des lancers où elle s'illustra si longtemps. L'avertissement marqué en 1950 par les Championnats d'Europe de Bruxelles n'a pas amené le redressement escompté et l'athlétisme suédois n'a pas encore retrouvé son magnifique équilibre. Mais, à défaut de vedettes, il y a encore des athlètes et l'on ne peut désespérer d'un pays où l'athlétisme1 garde son prestige dans la masse.
La FRANCE, 3e avec 7 points, passe 9e avec 4 points, réduite à ne plus compter que sur le seul Alain Minioun, excellent, mais barré par l'invincible Zalopek. Il est vrai qu'à Londres notre 4 X 400 avait bénéficié d'un heureux concours de circonstances. Les athlètes français ont-ils démérité ? Les records nationaux améliorés à Helsinki montrent que nous avons progressé, mais nos progrès ont été, hélas ! moindres que ceux des autres et l'athlétisme européen ne domine plus. La FINLANDE et la GRANDE-BRETAGNE, qui étaient 7e avec 5 points, en font, avec nous et autant que nous, Panière expérience. Deux places de 3e au sprint ? Mac Donald Bailey ? et, ô surprise ! Disley au steeple renvoient la Grande-Bretagne à la 12° place avec 2 points. Le demi-fond britannique n'a pu, retrouver les champions d'autan. La Finlande obtient à grand-peine une place d'honneur : une place de troisième au javelot. Finie la série des triomphes finnois au javelot, au steeple, dans les courses de fond. Et, pourtant, avec quelle ferveur tout le public, autochtones ou étrangers, attendait la victoire qui eût permis de manifester la reconnaissance de tous pour celte impeccable organisation des Jeux de 1952 dans une ambiance inoubliable.
Restent 8 nations qui n'ont pu se classer à Helsinki. On s'étonnera moins peut-être de la disparition de CEYLAN, de PANAMA. La Beach n'a pas retrouvé sa forme de 1918, de la TURQUIE, de la HOLLANDE, sans Slykhuis et de la NORVEGE sans Gundersen que de l'absence de l'AUSTRALIE. classée à Londres 3e avec 7 points et de la BELGIQUE. 10e avec I points. A coup sûr, la victoire de Winter en saut en hauteur avec 1 m 98, devançant les Américains habitués à franchir 2 m et plus, avait été une surprise, mais il y avait eu Bruce en longueur et Avery au triple saut. A Helsinki, les représentants australiens ont déçu. Quant à nos amis belges, l'abandon de Reiff au 5.000 mètres, l'incapacité des marathoniens à rééditer l'émouvant exploit de Gailly expliquent leur recul. Mais Gaston Reiff, s'il n'a pu supporter le handicap de la charge morale de tenant du titre, s'il a douté de lui, le héros du 5.000, couru sous les rafales de pluie et de vent de Londres, n'a pas terminé sa carrière : il accomplira encore de beaux exploits. Derrière lui, l'athlétisme belge progresse : un temps de 3'15"8 au relais 4 x 400 montre la progression d'ensemble et il reste des coureurs de fond à maillot rouge.

La poussée a été violente qui a fait disparaître ces nations du classement. Voyons les nouveaux venus.
Parmi eux, il faut faire une place à part à ceux qui ne prenaient point part aux Jeux de Londres. L'U.R.S.S., dont les débuts aux Jeux étaient attendus avec une impatiente curiosité, a présenté un ensemble homogène et se classe 10e avec 10 points. Aucune victoire : mais le nombre d'athlètes russes accédant aux finales des courses, sauts et lancers, laisse prévoir à brève échéance d'importants progrès. Ce qui prouverait, s'il en était encore besoin, la nécessité des confrontations internationales : 4 places de second, 2 places de c'est un excellent début. Les Championnats d'Europe de 1954, en attendant Melbourne, nous montreront la rapidité avec laquelle progressera l'athlétisme soviétique.
L'ALLEMAGNE se classe 6e avec 6 points et si certaines vedettes d'outre-Rhin n'ont pas obtenu les résultats escomptés, ne doit-on point voir là une preuve supplémentaire de l'impossibilité, pour les concurrents aux Jeux où la victoire compte plus que la performance, de cultiver la « recor-dite a. Fait curieux : l'athlétisme allemand n'a pas retrouvé ses fameux sprinters, et c'est le demi-fond et le fond où il paraît actuellement le mieux armé. Quoi qu'il en soit, l'Allemagne, comme la Russie, doit jouer un rôle de premier plan aux prochains Championnats d'Europe. La manifestation de Zurich s'annonce dès maintenant passionnante, car c'est vraiment l'Europe entière qui y sera représentée.
Quatre autres pays accèdent aux places d'honneur. La victoire, combien émouvante de Barthel, a hissé le LUXEM-BOURG aux côtés des grandes nations athlétiques. Cela ne se reproduira sans doute pas de sitôt ; mais les 70.000 spectateurs d'Helsinki n'oublieront pas la minute extraordinaire
? une de ces « minutes bleues » dont aime à parler Baquet
? du 26 juillet 1952. lorsque Barthel, tout petit entre Mac Willem, l'Américain et l'Allemand Lueg, regardait alternativement, à travers les larmes que vainement il essayait d'arrêter, et la médaille d'or du 1.500 mètres dans sa main tremblante et le drapeau luxembourgeois montant au plus haut mât. Le BRESIL a causé une surprise. Classé 9e avec 4 points, il est ex-aequo avec la France, ayant remporté le triple saut (avec quel brio Ferreira Da Silva réussit successivement 15 m 95, 16 m 12, 15 m 54 ; 16 m 09, 16 m 22, 16 m 05) et la 3e place du saut en hauteur où Telles Da Conceiçao devint vite l'idole de bien des spectatrices. Ce sera dans les Olympiades à venir un concurrent redoutable. Le VENEZUELA, qui fait une apparition, discrète encore, au classement, nous rappelle que si nos informations concernent surtout l'Europe et l'Amérique du Nord, l'Amérique du Sud n'en est pas moins une pépinière d'excellents athlètes. L'Océanie, représentée par la NOUVELLE-ZELANDE. qui obtient un point (Holland aux 400 mètres haies), se signale à notre attention. Chez eux, il faudra se méfier des Australiens et Néo-Zélandais.
Aux Jeux Olympiques de l'Antiquité, les femmes n'étaient pas admises, ni comme concurrentes, ni comme spectatrices, et l'on connaît même la terrible sanction qui attendait les filles d'Eve que la curiosité eût amenées sur l'Altis.
Mais la condition de la femme dans le monde moderne a évolué de telle sorte ? il ne saurait être question de la confiner dans le gynécée ? qu'on ne peut concevoir ce rassemblement de la jeunesse du monde que sont les J. O. actuels, sans participation féminine. Les spectatrices sont toujours nombreuses autour des stades olympiques et les athlètes ont su montrer leur valeur, sans rien perdre de leur grâce ni de leur féminité.
L'athlétisme féminin est en pleine progression, il n'a pas encore atteint l'ampleur ni l'universalité de l'athlétisme masculin. Si les records s'améliorent plus nettement et plus rapidement, c'est que le point de départ était relativement faible.
Utilisons le même mode de classement. Pour les Jeux de Londres, il nous donne le tableau suivant :

D'après le nombre des victoires :
1. AUSTRALIE : 3 ; 2. U.R.S.S. : 2 ; 3. AFRIQUE DU SUD ; NOUVELLE-ZELANDE : TCHECOSLOVAQUIE ; U.S.A. : 1.
Comme on le voit, de 1948 à 1952, les bouleversements sont encore plus considérables chez les femmes que chez les hommes.
Ce n'est pas tant l'irruption de la Russie et de l'Allemagne qui marque les Jeux d'Helsinki, que la disparition de la plupart des nations européennes triomphatrices de Londres.
Le retrait de Fanny Blankers-Koen, qui fit tant pour la gloire des maillots oranges, est évidemment l'élément capital de l'insuccès de la Hollande, comme la retraite de Micheline Ostermeyer, non remplacée, explique pour la France, et le succès de Londres et l'insuccès d'Helsinki. Ce sont les deux grandes nations en baisse, mais la Grande-Bretagne elle-même se retrouve 4e avec 4 points. Les u Dominions » sauvent l'honneur britannique et le « God Save the Queen » a retenti sous le ciel finnois. Australie, Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande ont présenté d'admirables athlètes, jolies, en grande forme, techniquement bien préparées, et douées de cette volonté de vaincre qui forgea tant de succès pour la Grande-Bretagne. Mme Zatopek a couronné d'une victoire le triple succès de son mari. Que fera la Tchécoslovaquie dans les années à venir ? Aux Etats-Unis, l'athlétisme féminin est loin d'avoir le recrutement, la vogue et l'organisation qui permettent les 14 victoires de leurs camarades hommes.
De toutes façons, l'U.R.S.S. ne semble pas près de perdre une suprématie féminine égale et même supérieure à celle des U.S.A. chez les hommes.
Aux sociologues d'étudier ces résultats, de les expliquer en déterminant le rapport entre les progrès du sport et la condition de la femme dans les différents pays.
Contentons-nous, sur le plan du sport féminin, d'enregistrer l'indiscutable prééminence russe dans le monde, la place honorable des Anglo-Saxons, grâce au Commonwealth, et le retrait provisoire, espérons-le, des Européennes, en général, des Françaises, Hollandaises et Anglaises en particulier.
Les tableaux, quelque arbitraire qu'ait été le barème choisi, prêteraient à bien d'autres remarques.
Nous avons tenu à établir ce classement par nations pour insister sur le caractère international des Jeux Olympiques de l'ère moderne, tels que les conçut ? ce fut une de ses principales innovations ? P. de Coubertin. Ils prouvent le succès de son oeuvre, dont certains se plaisaient à prévoir le déclin, par le caractère universel de cette compétition où peu à peu apparaissent au palmarès des épreuves masculines aussi bien que féminines, les cinq continents, symboliquement représentés sur le drapeau olympique.

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